Principaux traits de la prévention liée aux drogues
    - Tabac, alcool, médicaments psychotropes, drogues illicites ou produits dopants -


      35 - Ille-et-Vilaine
      - Toutes actions de prévention liée aux drogues -

      Données régionales
      Données des Côtes d'Armor
      Données du Finistère
      Données du Morbihan
      Données académiques

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      Année 2006/ Année scolaire 2005-2006


      Données de cadrage

      Consommations chez les 17 ans en population générale(1)

      Département

      Région

      Usage quotidien de tabac

      38 %

      39 %

      Usage régulier d'alcool (2)

      14 %

      12 %

      Ivresses alcooliques répétées (3)

      40 %

      48 %

      Usage régulier de cannabis (2)

      13 %

      14 %

      (1) Source OFDT, ESCAPAD 2005
      (2) Au moins 10 fois lors des 30 derniers jours
      (3) Au moins 3 fois lors des 12 derniers mois

      Démographie départementale

      Effectif

      Population totale (4)

      929947

      Population des 12-25 ans (4)

      181242

      Population des 15-25 ans (4)

      146287

      Élèves de l’enseignement secondaire
      (hors enseignement agricole et hors apprentis) (5)

      81703

      (4) Source INSEE, projection 2005
      (5) Enseignement général, technique, public ou privé sous contrat. Sources : MEN.

      Repères méthodologiques

      Synthèse

      L’enquête ReLION vise à :
      - documenter les principales caractéristiques des actions locales de prévention liée aux drogues licites ou illicites (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, ecstasy, produits dopants…).
      - et repérer les évolutions des pratiques de prévention, à différentes échelles de territoire.
      à travers des repères simples sur ce qui se fait dans le domaine, auprès de qui, grâce à qui, quand, où et comment.

      Elle porte sur toute action, subventionnée ou non, adressée directement aux publics chez qui l'on souhaite empêcher la survenue ou la répétition des consommations dommageables, menée sur un site et sur une durée déterminés. Il s'agit d'actions menées lors de l'année civile ou de l'année scolaire révolue. Elle ne concerne pas la prise en charge individuelle, la sensibilisation ou la formation d'acteurs relais, la réduction des risques, le soin, ni la réduction de l'accessibilité aux produits.

      L'enquête est menée sur la base du volontariat et est rendue anonyme.

      Ce premier exercice inclut systématiquement : les établissements d'enseignement secondaire et supérieur, les centres éducatifs ou de placement relevant de la PJJ, les services de gendarmerie et de police, ainsi que les structures (dont les associations) connues pour avoir mené des actions.

      La collecte de données est organisée pendant le premier trimestre.
      Initiée en 2007, elle sera répétée tous les deux ans. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé. Elle s'appuie sur un questionnaire électronique auto-administré, d'accès protégé.
      Elle concerne 9 régions : Alsace, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA, Rhône-Alpes.
      Les actions de prévention liée aux drogues
      Cette enquête, réalisée pour la 1ère année, s’appuie sur un questionnaire en ligne, d’accès protégé, en auto-administré. En 2007, la période de collecte s’est étendue du 08 janvier au 30 mars. Au préalable, un courrier postal émanant de la Préfecture et signé du Coordinateur régional MILDT a été adressé aux structures enquêtées.
      Cependant, en Bretagne, pour des raisons conjoncturelles indépendantes, les établissements scolaires publics n’ont pas été destinataires de ce courrier postal et n’ont pu accéder au questionnaire que du 15 au 30 mars 2007, ce qui a réduit de façon significative le délai de réponse.
      Ces éléments ont sans doute influé sur le taux de réponses des établissements scolaires et, de fait, sur la répartition générale des répondants.
      Il faut également noter l’absence de réponse de structures incontournables, particulièrement actives dans le domaine de la prévention des usages de drogues.

      Les résultats présentés ci-après permettent de dresser le profil des actions renseignées et apporte une information inexistante jusqu'alors, mais ne reflètent pas la totalité des actions menées sur le territoire concerné.
      Enfin, il faut garder en tête, à travers les résultats présentés ci-dessus, que ceux-ci dépendent étroitement de la typologie des répondants, typologie qui diffère d'un département à l'autre.

      Concernant l' Ille-et-Vilaine, 93 questionnaires ont été renseignés, ce qui correspond à 1328 actions différentes. Au travers de ces actions, ce sont plus de 76 000 personnes qui ont été touchées dont environ 40% des 12-25 ans du département.
      Ce sont effectivement les jeunes, scolaires en particulier, qui sont les principaux bénéficiaires des actions. Les établissements scolaires constituent ainsi des lieux privilégiés de mise en œuvre des actions. Principaux commanditaires des actions, ces établissements font souvent appel à des professionnels extérieurs issus de différents champs pour la mise en œuvre effective des actions.

      Sauf indication contraire, les pourcentages ou effectifs présentés sont calculés par rapport à l'ensemble des types d'actions documenté pour le territoire considéré (ici 93, cf. infra).

      Lorsque plusieurs réponses étaient possibles pour une question donnée, la somme des pourcentages peut excéder 100%.

      (*) Dans les fiches régionales et académiques, les données liées à l'ensemble des territoires couverts (9 régions soit 13 académies) sont fournies sous la mention "National (*)".

      (**) L'enquête permet de relever l'effectif total des destinataires de chaque action, toutes catégories confondues. Une estimation des effectifs globaux des publics jeunes (ex. : 12-25ans) est déduite de ces données, en admettant que pour les actions portant à la fois sur des jeunes et d'autres, ces jeunes représentent en général entre 85% et 90% du public. Ces ratios sont issus des données existantes sur la répartition des publics bénéficiaires (cf. www.ofdt.fr/relion).
      En 2007, en Bretagne, 1174 structures ont été interrogées via l'enquête ReLION sur l'organisation d'actions de prévention liée aux drogues, en 2006 ou lors de l'année scolaire 2005-2006. Parmi elles, 67 ont répondu ne pas avoir mené ce genre d'action alors que 134 autres structures ont rempli au moins 1 questionnaire à ce sujet. Les résultats présentés ici reflètent les déclarations de ces-dernières qui, selon à une enquête complémentaire, représentent 19 % des structures ayant effectivement mené des actions de prévention liée aux drogues dans la période observée.

      Dans le département 35 - Ille-et-Vilaine, 93 types d'actions ont été documentés via l'enquête ReLION. Les actions ont été menées dans 1328 sites différents.
      Les spécificités locales quant à la réalisation de l'enquête figurent en dernière page (cf. Section " Observations ").

      Éléments de contexte

      Contexte politique et professionnel local
      L'ensemble des indicateurs met en avant les particularités bretonnes en matière de consommation de substances psychoactives. Ainsi, la Bretagne se distingue comme une région à forte consommation d'alcool, de tabac et de cannabis, notamment chez les jeunes.
      L’enquête ESCAPAD 2005 (OFDT) montre que chez les jeunes de 17 ans la Bretagne se place au 1er rang des régions françaises concernant les ivresses répétées et régulières ou encore l’usage régulier de cannabis. Ainsi, la Bretagne présente les plus hauts niveaux d’ivresse déclarée de métropole :
      -ivresses répétées (3 fois au mois dans l’année) : 48% en Bretagne vs 26% en moyenne française
      -ivresses régulières (10 fois au moins dans l’année) : 23% vs 9.7 en moyenne française.
      De même, le profil tabagique en Bretagne s’avère supérieur à celui observé dans le reste du territoire métropolitain, que ce soit pour le niveau d’expérimentation ou pour l’usage quotidien. Ainsi, la région se place au 3ème rang pour l’usage quotidien de tabac. À 17 ans, 39 % déclarent un tabagisme quotidien, sans différence significative entre les sexes.
      Quant aux niveaux d’usage du cannabis, ils apparaissent supérieurs à ceux observés sur le reste du territoire métropolitain et diffèrent selon le sexe : 14% déclarent un usage régulier (vs 10.8% sur le territoire métropolitain).

      Face à ces constats, de nombreux acteurs se mobilisent. Des actions d’envergure sont mises en œuvre et s’appuient sur des priorités définies à travers différents plans et programmes : programme du Conseil Régional, volet addictions du PRSP et du PASER, programmes départementaux MILDT, PRAPS, projet académique 2003-2006 et priorités de financement de l’URCAM prennent en compte cette problématique et assurent la cohérence des actions mises en œuvre.
      En Ille-et-Vilaine, l'évolution du contexte tant national que local a justifié l'élaboration d'un second programme départemental de prévention des usages de drogues 2005-2008. Ce nouveau programme qui a mobilisé un grand nombre de professionnels sur le département, se veut un cadre de référence pour les acteurs, financeurs et décideurs locaux.
      Les objectifs se déclinent selon 3 axes ( réduire l'usage de drogues, réduire les dommages, réduire l'offre) et à travers six objectifs opérationnels : prévenir et responsabiliser, informer, expliquer convaincre, améliorer la réponse du système de soins, rétablir la portée de la loi, améliorer le dispositif d'observation, renforcer la coordination au niveau local. Pour chacun de ces objectifs, des actions concrètes sont développées et assorties d'indicateurs d'évaluation.
      Au-delà de ces programmations régionales ou départementales, dont, on peut supposer que les répondants n'ont pas toujours connaissance, de nombreuses actions sont mises en œuvre et concourent à donner une réponse efficace face à cette problématique .

      Cadre politique des actions

      Ex : 10,8 % des actions du département s’inscrivaient dans le PRSP

      Département

      Région

      Aucune politique territoriale concernée

      34,4 %

      28,6 %

      PRSP

      10,8 %

      16 %

      Sreps

      2,2 %

      5,9 %

      Programme départemental MILDT de lutte contre les drogues

      3,2 %

      9,1 %

      CDO -Justice-Santé

      1,1 %

      2,1 %

      CLS

      1,1 %

      3,8 %

      CEL

      0 %

      0,7 %

      Non-réponses

      49,5 %

      41,8 %


      Financements et ressources
      Il faut noter tout d'abord que 16% des répondants n'ont pas renseigné la question des financements, conséquence, en partie, de la méconnaissance des sources de financement dont dépendent les acteurs de prévention intervenus dans ce cadre.
      Concernant les actions renseignées, la majorité se sont appuyées sur les ressources propres des structures et 22,6% d'entre elles ont reçu des subventions publiques, en particulier de la part des collectivités territoriales (76,2%) et/ou des services de l'Etat (57,1%).
      Le budget alloué aux actions est peu élevé : dans plus de 70% des cas, ce budget ne dépasse pas les 500 euros.

      - Dans le département, 22,6 % des actions recensées ont reçu des subventions publiques, 7,5 % se sont appuyées sur des mises à disposition de biens ou de services en nature, 51,6 % sur des ressources propres (en partie ou exclusivement) et 16,1 % ne sont pas renseignées sur cette question. Ces chiffres étaient respectivement de 32,4 %, 11,5 %, 32,4 % et 25,8 % au plan régional.

      - Pour les 21 actions qui ont bénéficié de subventions publiques, les financeurs ayant instruit les demandes ont été des services de l’Etat pour 57,1 % des actions ou des Collectivités territoriales (76,2 %), des Organismes de protection sociale (14,3 %) ou d’autres organismes (4,8 %).

      - Parmi les 75 actions du département pour lesquelles un budget spécifique a été précisé, celui-ci était de moins de 500 € (70,7 % des déclarations contre 60,2 % au plan régional), de 500 à 999 € (8 % contre 10,9 %), de 1000 à 4999 € (14,7 % contre 16,4 %) ou de plus (6,7 % contre 12,4 %).


      Statistiques détaillées

      Publics destinataires
      On compte 76446 destinataires de ces actions sur le territoire, dont 41521 à 41780 (**) élèves ou étudiants.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page).

      Ages des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 4,3 % des actions du département étaient destinées à des personnes de tous âges.

      Département

      Région

      Personnes de tous âges

      4,3 %

      6,6 %

      Enfants (moins de 11 ans)

      4,3 %

      4,2 %

      Pré-adolescents (de 11 à 14 ans)

      37,6 %

      40,8 %

      Adolescents (de 15 à 18 ans)

      73,1 %

      63,4 %

      Jeunes adultes (de 19 à 25 ans)

      43 %

      40,4 %

      Adultes (de 26 à 65 ans)

      21,5 %

      25,4 %

      Personnes de plus de 65 ans

      1,1 %

      2,1 %


      Activité des publics

      % d'actions concernées

      Ex : 81,7 % des actions du département étaient destinées à un public scolaire ou universitaire.

      Département

      Région

      Publics scolaires ou universitaires (hors apprentis)

      81,7 %

      74,9 %

      Collégiens

      40,9 %

      42,9 %

      Lycéens

      44,1 %

      33,4 %

      Etudiants

      18,3 %

      15,7 %

      Enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire

      10,8 %

      5,9 %

      Apprentis

      8,6 %

      12,5 %

      Actifs (salariés ou indépendants)

      9,7 %

      13,9 %

      Autres publics

      16,1 %

      24 %


      Publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire

      % d'actions concernées

      Ex : 9,7 % des actions du département touchaient des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire.

      Département

      Région

      Publics relevant d’une institution sociale ou judiciaire

      9,7 %

      14,6 %

      Public bénéficiaire de l'Aide sociale à l'enfance

      0 %

      0,3 %

      Public sous mesure d'assistance éducative (1)

      3,2 %

      2,4 %

      Autre public sous main de justice (2)

      4,3 %

      5,2 %

      Jeunes en insertion (3)

      0 %

      2,8 %

      Adultes en insertion (4)

      1,1 %

      2,4 %

      Autres

      2,2 %

      4,2 %

      (1) Action éducative en milieu ouvert, tutelle PJJ
      (2) population carcérale, etc
      (3) PAIO, mission locale
      (4) relevant du RMI, de CHRS
      en Ille-et-Vilaine, les jeunes âgés de 11 à 25 ans sont les principaux destinataires des actions.
      La répartition par âge montre que les adolescents (15-18 ans) sont de loin les premiers concernés (73,1% des cas), suivis des jeunes adultes (43% des cas) et des pré-adolescents (37,6%).
      21,5% des actions s'adressent à un public adultes.

      Les publics touchés sont en grande majorité des scolaires ou universitaires (81,7% des cas), en particulier des lycéens et des collégiens. En effet, le milieu scolaire et universitaire, par la place privilégiée qu'il occupe, concentre la quasi totalité des actions (81,7%). Seules 10,8% des actions étaient destinées à des enfants ou adolescents approchés hors milieu scolaire.

      La part des actions destinées à des publics relevant d'une institution sociale ou judiciaire est faible : 9,7%. Il s'agit surtout d'un public sous main de justice (4,3% des cas) ou sous mesure d'assistance éducative (3,2% des cas).

      Produits visés
      Dans le département, 55,9 % des actions ont abordé l'ensemble des drogues (contre 48,1 % au plan régional).

      Ex : 40,9 % des actions du département abordaient l’alcool, exclusivement ou parmi d’autres produits.
      A l'image des tendances observées au niveau national et régional, en Ille-et-Vilaine, plus de la moitié des actions ont développées une approche globale tous produits.
      Pour autant, la question des produits n'est pas exclue. Alcool, tabac et cannabis sont les principaux produits abordés.
      Ainsi, 40,9% des actions du département ont abordé l'alcool, exclusivement ou parmi d'autres produits. L'alcool constitue le premier produit abordé au travers des actions, suivi du tabac (34,4%des cas) et du cannabis (31,2%).
      En dehors de ces trois produits, c'est l'ecstasy qui est le plus souvent évoqué lors des actions.

      Acteurs impliqués
      Sont définis comme acteurs de prévention l’ensemble des professionnels impliqués dans la mise en place des actions, qu’ils soient opérateurs, c’est-à-dire intervenants directement auprès du public, ou commanditaires, c'est-à-dire « demandeurs » quant à l’action en question.
      Les actions mises en œuvre font appel à des acteurs de différents champs : de la prévention, de l’éducation, de l’application de la loi, du soin…, acteurs qui, la plupart du temps, se trouvent associés au cours d’une même action.
      Le milieu scolaire apparaît comme un milieu privilégié de la prévention liée aux drogues. Structures d'enseignement, spécialisées ou du champ répressif jouent un rôle essentiel dans les actions.

      Principaux Opérateurs (*)

      % d’actions concernées

      En Ille-et-Vilaine, les structures de soins et d'écoute constituent les principaux opérateurs.
      Les structures associatives spécialisées sont également très présentes en tant qu'opératrices (24,7% des cas). Les établissements d'enseignement, bien que premiers bénéficiaires des actions, ne sont présents en tant qu'opérateurs que dans 19,4% des cas.
      Enfin, 17,2% des actions comptaient des services chargés de l'application de la loi parmi les opérateurs.

      Ex : 19,4 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les opérateurs, 9,7 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      19,4 %

      25,4 %

      Collèges

      9,7 %

      12,9 %

      Lycées

      9,7 %

      10,1 %

      CFA, Segpa et Erea

      0 %

      2,8 %

      EPLEA

      0 %

      3,5 %

      Structures associatives spécialisées
      (ANPAA, Ligue cancer, …)

      24,7 %

      33,1 %

      Structures d’éducation pour la santé généralistes
      (Codes, …)

      2,2 %

      8,7 %

      Services chargés de l’application de la loi

      17,2 %

      24 %

      Organisme de protection sociale

      7,5 %

      7 %

      Structures de soins (CSST, CCAA,…), d’écoute (PAEJ, Points Ecoute,…)

      30,1 %

      32,1 %

      Autres (**) : centres sanitaires ou sociaux (9,7 %), entreprises privées ou publiques (1,1 %), autres services de l'État (2,2 %), services de collectivités territoriales (2,2 %), structures d’insertion (1,1 %), CIRDD (1,1 %), particuliers (1,1 %), Autres (9,7 %).

      23,7 %

      29,6 %

      (*) intervenant directement auprès des publics cibles ; (**) pour le territoire sélectionné

      Profil des intervenants
      En moyenne, les actions du département associent 2,47 corps professionnels différents (contre 2,45 au plan régional).
      En Ille-et-Vilaine, es professionnels soignants sont également parmi les principaux intervenants qu'il s'agisse de médecins (spécialisés ou non) ou d'autres catégories de soignants.
      Les personnels enseignants, d'éducation, de santé ou sociaux sont également très impliqués en tant qu'intervenants.
      Un peu plus d'un quart des actions comptent des professionnels du champ répressif ou encore des éducateurs ou animateurs spécialisés ou non parmi les intervenants.
      Il faut noter également que ces professionnels, quels qu'ils soient, interviennent rarement seuls et s'associent souvent dans le cadre d'une même action (en moyenne 2,47 corps professionnels par action).
      Ex : 21,5 % des actions du département ont fait intervenir des enseignants.

      Autres (**) : Médecins généralistes (1,1 %), médecins du travail (0 %), médecins d'autres spécialités (3,2 %), professionnels soignants (44,1 %), travailleurs sociaux (4,3 %), personnels de Justice (2,2 %), animateurs culturels (2,2 %), comédiens (0 %), aucune des professions citées (1,1 %).

      (**) pour le territoire sélectionné

      Principaux Commanditaires (*)

      % d’actions concernées

      De manière très nette, les principaux commanditaires des actions sont les établissements d'enseignement (77,4% des cas), en particulier les lycées et collèges, mais aussi les établissements d'enseignement agricole du fait de la spécificité du territoire breton.

      Ex : 77,4 % des actions du département comptaient des établissements d’enseignement parmi les commanditaires, 31,2 % comptaient des collèges

      Département

      Région

      Établissements d’enseignement

      77,4 %

      71,8 %

      Collèges

      31,2 %

      34,8 %

      Lycées

      37,6 %

      30,3 %

      CFA, Segpa et Erea

      6,5 %

      10,1 %

      EPLEA

      12,9 %

      12,2 %

      Organismes de protection sociale, Services sanitaires ou sociaux

      2,2 %

      1,7 %

      Entreprises privées ou publiques

      3,2 %

      3,1 %

      Administrations ou institutions judiciaires

      3,2 %

      5,6 %

      Collectivités territoriales

      7,5 %

      9,1 %

      Autres (**) : administrations de l'État non judiciaires (7,5 %), Syndicats de salariés (0 %), Compagnies d'assurances privées (3,2 %) et Autres (18,3 %)

      25,8 %

      31,7 %

      (*) décidant des objectifs, coordonnant les moyens ; (**) pour le territoire sélectionné

      Regard sur les pratiques de prévention au plan départemental
      Près de 90% des actions décrites sont réalisées en dehors d'une programmation plus étendue et sont rarement réalisées plusieurs années de suite.
      Qu'elles aient ou non pour cadre une programmation régionale ou départementale, qu'elles s'inscrivent ou non dans la durée, les actions sont bien en cohérence avec les principes développés dans les plans et programmes et par les professionnels de prévention. Ainsi, plus d'un tiers des actions ont privilégié le développement des compétences psychosociales par le biais de méthodes participatives notamment.

      La question de l'évaluation est également prise en compte puisque 81% des actions ont été évaluées (essentiellement en interne) et s'avèrent conformes aux objectifs fixés au départ.
      Structuration et inscription dans le temps
      Il ressort que 19,4 % des actions sont inscrites dans un programme comprenant plusieurs actions (contre 19,2 % au plan régional). De plus, 8,6 % sont également répétées plusieurs années de suite (contre 10,5 % au plan régional).

      Développement des approches de prévention encouragées par la littérature :
      Selon les déclarations des organisateurs, sur les 51 actions (54,8 %) visant à développer chez les publics la capacité à s’affirmer, de gérer la pression du groupe (compétences psychosociales), 41,2 % ont utilisé des méthodes participatives, comme préconisé. Ce pourcentage est de 56,3 % pour les actions recensées au plan régional.

      Évaluation, couverture et performance des actions de prévention
      On estime que :
      - 72626 à 73799 (**) personnes de 12 à 25 ans ont bénéficié des actions recensées (soit 40,1 % à 40,7 % de cette tranche d'âge dans le département 35 - Ille-et-Vilaine).
      - 34961 à 35988 (**) collégiens ou lycéens du département, inscrits pendant l'année scolaire de référence, ont bénéficié des actions recensées.

      Enfin, 83,9 % des actions ont été évaluées (93,6 % d'entre elles l’ont été en interne). Parmi les actions recensées, 94,6 % ont été menées globalement de façon conforme aux prévisions.
      (**) Intervalle estimé (cf. " Pour la lecture des résultats " dans les " Repères méthodologiques " en première page)


      D’un territoire à l’autre

      L'enquête ReLion a permis de repérer et décrire :
      - dans les Côtes d'Armor : 435 actions menées auprès de 22 562 individus,
      - dans le Finistère : 296 actions menées auprès de 21 228 individus,
      - en Ille-et-Vilaine : 1328 actions menées auprès de 76 446 individus,
      - dans le Morbihan : 413 actions menées auprès de 39 588 individus.

      Les résultats fournis permettent de mettre à jour des pratiques de prévention tout à la fois cohérentes et assez consensuelles mais aussi spécifiques en tant que réponses à des problématiques locales particulières. Ces spécificités territoriales sont aussi à mettre en lien avec la réalité des moyens humains et la présence ou non de certains professionnels sur les territoires en question.

      Observations

      Particularités de l'enquête dans le territoire documenté :
      Les écoles élémentaires de certaines inspections académiques seulement ont pu être sollicitées pour participer à l'enquête, dans la région Bretagne. Les structures ont été identifiées par le CIRDD, avec le concours - du chef de projet « drogues et dépendance », du rectorat et d’autres partenaires institutionnels.

      Les données présentées, bien que non exhaustives, fournissent un matériau riche, qui devrait permettre d'adapter au mieux les politiques publiques au regard des pratiques existantes.
      A ce titre, la mobilisation de l'ensemble des professionnels susceptibles de répondre à cette étude est essentielle afin d'avoir une vision la plus complète possible de ce qui se mène au niveau de chaque territoire.
      La prochaine enquête, programmée en 2009, viendra à ce titre enrichir encore les connaissances.
       
      Enquête ReLION
      Recensement Local d'Indicateurs pour l'Observation Nationale
      des actions de Prévention liée aux Usages de Drogues
      (Tabac, Alcool, Médicaments Psychotropes, Drogues illicites et produits dopants)
       
      Coordination
      Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT),

      Carine Mutatayi, Jean-Michel Costes, Mathieu Chalumeau
      Conseil scientifique
      Serge Karsenty (CNRS)

      Auteurs
      OFDT,
      Carine Mutatayi
      CIRDD d'Alsace
      Elisabeth Fellinger, Ilhame Elaatmani
      CIRDD de Bourgogne
      Mélody Fourcault, Gérard Cagni
      CIRDD de Bretagne
      Cécile Fourdan, Chantal Amar
      CIRDD de Champagne-Ardenne
      Adeline Ménétrier, Christine Servanton,
      Micheline Mathieu-Vermote
      CIRDD d'Ile-de-France
      Sandra Nahon, Olivier Smadja
      CIRDD du Limousin
      Agnès Tallet, Salomé Bonneau
      CIRDD de Midi-Pyrénées
      Sophie Moreau
      CIRDD de Provence-Alpes-Côte d'Azur
      Mathieu Glaizal, Sarah Vernier, Étienne Zurbach
      CIRDD de Rhône-Alpes
      Chloé Hamant, Catherine Miachon

      Maquette web
      Thierry Delprat, OFDT

      Coordination de l'architecture technique
      Bernard Legoueix, OFDT

      Secrétariat
      Nadine Landreau, OFDT

      www.ofdt.fr/relion/

      Saint-Denis La Plaine,
      Octobre 2007
      Pour plus d'informations : Contacter le CIRDD Bretagne

      Les traitements statistiques présentés ici sont anonymes et assurés par l'OFDT.
      Les commentaires liés aux données départementales, Départementales et académiques sont rédigés par le Centre d’information Départemental sur les drogues et les dépendances (CIRDD) correspondant.
      Ceux portant sur les données régionales sont rédigés par l'’OFDT.